Michel Petit, éleveur de volailles

Michel Petit, éleveur de volailles

Aujourd'hui, c’est au c½ur de la Ferme de Vertessec, guidé par Michel Petit, que nous allons nous plonger pour y découvrir une volaille d’exception. Connu en Gironde pour ces produits de qualité, le fondateur nous livre un témoignage précieux, pour le plus grand bonheur de nos traditions, et de nos papilles !

 

Votre ferme existe depuis 1973. Pourquoi avoir choisi d'élever des volailles de race ancienne ?

Nous faisons des races anciennes mais également de vieux croisements. Pourquoi ? Avant tout pour leur intérêt gustatif.

Nous sommes artisans producteurs indépendants ce qui nous permet de faire goûter à nos clients des volailles hors standard au fil des saisons. C'est cette manière de travailler qui nous correspond.

Ce travail passe par un travail de sélection essentiel. Une sélection hebdomadaire de nos volailles afin que chacune atteigne le stade de maturité requis.

 

Quelles sont les trois choses que vous aimez le plus dans votre métier ?

 

Pour nous, ce n'est plus vraiment un métier. C'est avant tout une passion dont on a fait notre activité. Ce que nous aimons le plus dans notre quotidien c'est:

Être présent sur une très ancienne ferme en y perpétuant un savoir-faire et être resté à taille humaine en respectant la terre et le site.

Chaque jour accompagner nos bêtes, nos races, nos variétés, les lâcher le matin dans la nature. C'est comme un tableau et malgré la lourde charge de travail, c'est une contemplation dont on ne se lasse pas.

Fédérer une équipe impliquée qui est dans le même état d'esprit que nous.

 

Pourquoi est ce qu'il vous est important que les gens consomment en circuit court comme au drive fermier ?

 

Depuis la création en 1973, nous vendons directement sur la ferme et cela représente l'essentiel de notre vente depuis toujours. C'est une évidence, ce qui nous plaît c'est d'avoir un contact direct et simple avec le client. Communiquer et conseiller, telle est la recette du plaisir dont nous ne pourrions pas nous passer.

 

Que conseillez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans l'élevage de volailles ?

 

Qu'il produise ce qu'il pense être le meilleur, à n'importe quel prix, et le client suivra.

 

Que vous manque-t-il en 2021 pour être le plus épanoui dans votre métier ?

 

Notre ferme, nos équipements, nos salariés, sont indispensables pour nous. Tout ceci forme notre outil de travail et il a besoin d'être protégé. Malheureusement, nous luttons quotidiennement pour se libérer du joug administratif qui réprime notre agriculture française. Nous avons besoin que l'état nous aide et nous libère de ce poids pour rétablir notre liberté d'entreprendre.

 

Quels sont vos conseils pour consommer de la volaille ?

 

Quand j'ai débuté en 1973, je n'avais qu'une idée en tête : le poulet du dimanche.

J'ai attentivement suivi les conseils de mon père et de ma grand-mère qui me disaient "élève la volaille comme nous l'aimons.

Le poulet du dimanche, c'est un poulet qui se mange en famille. C'est pour cette raison que nous sommes ouverts tous les vendredis et samedis depuis toujours.

Voici donc mon conseil : prendre du plaisir c'est une manière aussi de respecter la bête. Par exemple en humant les odeurs du four plutôt qu'en achetant du tout cuit. Le plaisir réside aussi dans la préparation, autant que dans le fait de manger la viande en elle-même.

 

Pour finir, quels sont vos souhaits et projets pour l'année 2021 ?

 

En 2021, nous souhaitons pouvoir continuer à créer et garder notre liberté en tant qu'artisan indépendant et développer notre gamme de produits.